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Chemin de croix, Vendredi Saint


Texte évangélique et commentaire par Jean-Pierre Delville


Liège 25 mars 2016


 


  


Chers Frères et Sœurs,


Au long de ce chemin de croix nous allons évoquer les souffrances de Jésus, en les représentant par des images, par des textes, par l’imagination, par notre marche. Pourquoi reproduire aujourd’hui des souffrances d’il y a deux mille ans ? Parce que dire les souffrances contribue à les vivre, à les dépasser, à en être libérés. Regarder en face les souffrances de l’humanité nous fait entrer dans un chemin de solidarité et de communion. Cette semaine, nous sommes bouleversés par les souffrances des victimes des attentats de Bruxelles. Nous sommes frappés par les débordements de violence. Notre chemin de croix se fait en union avec ces victimes et en prière pour la paix. Car Jésus nous sauve de la souffrance et de la mort : c’est parce qu’il affronte la souffrance et la mort dans sa propre vie. Alors mettons-nous à son écoute.


1. Saint-Pholien (Luc 22, 54-71) : Avancer à travers les peurs et les angoisses


 


Après avoir saisi Jésus, ils l'emmenèrent, et le conduisirent dans la maison du grand prêtre. Pierre suivait de loin. Ils allumèrent du feu au milieu de la cour, et ils s'assirent. Pierre s'assit parmi eux. Une servante, qui le vit assis devant le feu, fixa sur lui les regards, et dit : Cet homme était aussi avec lui. Mais il le nia disant : Femme, je ne le connais pas. Peu après, un autre, l'ayant vu, dit : Tu es aussi de ces gens-là. Et Pierre dit : Homme, je n'en suis pas. Environ une heure plus tard, un autre insistait, disant : Certainement cet homme était aussi avec lui, car il est Galiléen. Pierre répondit : Homme, je ne sais ce que tu dis. Au même instant, comme il parlait encore, le coq chanta. Le Seigneur, s'étant retourné, regarda Pierre. Et Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite : Avant que le coq chante aujourd'hui, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement.


Les hommes qui tenaient Jésus se moquaient de lui, et le frappaient. Ils lui voilèrent le visage, et ils l'interrogeaient, en disant : Devine qui t'a frappé. Et ils proféraient contre lui beaucoup d'autres injures.


Quand le jour fut venu, le collège des anciens du peuple, les principaux prêtres et les scribes, s'assemblèrent, et firent amener Jésus dans leur sanhédrin. Ils dirent : Si tu es le Christ, dis-le nous. Jésus leur répondit : Si je vous le dis, vous ne le croirez pas; et, si je vous interroge, vous ne répondrez pas. Désormais le Fils de l'homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. Tous dirent : Tu es donc le Fils de Dieu ? Et il leur répondit : Vous le dites, je le suis. Alors ils dirent : Qu'avons-nous encore besoin de témoignage ? Nous l'avons entendu nous-mêmes de sa bouche.


Nous venons d’entendre comment Pierre a trahi Jésus. C’est qu’il a été pris par la peur. Il avait accompagné Jésus avec les autres disciples au jardin des Oliviers. Jésus les avait invité à prier avec lui. Mais ils s’étaient endormis. Ces moments sont très humains. Combien de personnes ne vivent-elles pas des moments d’anxiété et de peur ? Durant les attentats de Bruxelles, toutes les personnes présentes ont vécu cette angoisse. Beaucoup d’entre nous ont été envahis par la peur. Jésus lui même a eu peur, il a transpiré des gouttes de sang : il a vécu nos peurs et nos difficultés. Il nous accompagne dans nos chemins de fragilité. Mais il a prié et un ange l’a aidé. Les disciples eux, s’endormaient. C’est un de nos risques aujourd’hui. C’est le risque de l’indifférence, c’est le risque du repli, de l’isolement, du confort, c’est le risque de la trahison. En ce chemin de croix, reprenons des forces pour ne pas dormir dans nos vies et pour ne pas céder à l’indifférence. Soyons prêts à accompagner Jésus et ceux qui souffrent. Veillons et prions avec Jésus. Mettons-nous en marche avec lui.


Dans cet esprit de confiance, prions le Seigneur. Seigneur Jésus, nous te prions pour notre société, qui souffre face aux violences déchainées. Nous te prions pour chacun d’entre nous, afin que nous soyons libérés de la peur et de l’anxiété. Accorde-nous la fidélité dans notre foi. Chasse les peurs qui assiègent nos vies. Libère-nous de l’indifférence, toi qui nous aimes pour les siècles des siècles.


2. Perron (Luc 23, 13-25) : Résister aux jugements téméraires


 


Pilate, ayant assemblé les grands-prêtres, les magistrats, et le peuple, leur dit : Vous m'avez amené cet homme comme excitant le peuple à la révolte. Et voici, je l'ai interrogé devant vous, et je ne l'ai trouvé coupable d'aucune des choses dont vous l'accusez; Hérode non plus, car il nous l'a renvoyé, et voici, cet homme n'a rien fait qui soit digne de mort. Je le relâcherai donc, après l'avoir fait battre de verges. A chaque fête, il était obligé de leur relâcher un prisonnier. Ils s'écrièrent tous ensemble : Fais mourir celui-ci, et relâche-nous Barabbas. Cet homme avait été mis en prison pour une sédition qui avait eu lieu dans la ville, et pour un meurtre. Pilate leur parla de nouveau, dans l'intention de relâcher Jésus. Et ils crièrent : Crucifie, crucifie-le ! Pilate leur dit pour la troisième fois : Quel mal a-t-il fait ? Je n'ai rien trouvé en lui qui mérite la mort. Je le relâcherai donc, après l'avoir fait battre de verges. Mais ils insistèrent à grands cris, demandant qu'il fût crucifié. Et leurs cris l'emportèrent : Pilate prononça que ce qu'ils demandaient serait fait. Il relâcha celui qui avait été mis en prison pour sédition et pour meurtre, et qu'ils réclamaient; et il livra Jésus à leur volonté.


Ici, au pied du Perron et de l’hôtel de ville, nous sommes rappelés à notre vie de citoyens. Ces jours-ci nous avons vécu un sursaut de citoyenneté. Face au déchainement de la violence des attentats, beaucoup de nos citoyens se sont rassemblés à Bruxelles devant la Bourse ou sur la Place S. Lambert à Liège et ont exprimé leur volonté de vivre dans la paix et dans le respect mutuel. J’entendais  cependant que dans une école de Liège, des jeunes ont dit mercredi matin après les attentats : « c’est bien fait ! ces Occidentaux méritent une bonne raclée ! » C’est comme la foule qui crie : « Relâche-nous Barabbas ! Relâchez le terroriste ! Relâchez le djihadiste ! » Car Barabbas, c’est au fond le djihadiste de l’époque. Le succès du terrorisme séduit les uns, horrifie les autres. Souvent cependant nos jugements sont téméraires. « On en viendrait par devenir islamophobe », me disait un prêtre. En ces moments où nous avons vécu des attentats terroristes, nous risquons aussi de stigmatiser les musulmans. Reconnaissons ces jugements téméraires, erronés, qui nous menacent et qui menacent notre société. Jugement téméraire de Ponce Pilate qui a entrainé la mort de Jésus. Jugement téméraire qui nous menace tous, dans nos rapports avec les étrangers et avec l’autre qui est différent.


Dans cet esprit d’humilité, prions le Seigneur.


Seigneur Jésus, nous te prions pour notre ville. Qu’elle ne soit pas victime des marginalisations et des pauvretés sociales. Qu’elle vive la solidarité et l’attention à l’autre. Nous te prions pour chacun d’entre nous. Ouvre nos cœurs à l’autre qui est différent de moi, par sa race ou sa religion. Ouvre nos cœurs à la reconnaissance, toi qui vis pour les siècles des siècles.


3. Dalle Saint-Lambert (Luc 23, 26-33) : Rechercher la paix


  


Comme ils l'emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix, pour qu'il la porte derrière Jésus. Il était suivi d'une grande multitude des gens du peuple, et de femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Jésus se tourna vers elles, et dit : Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi; mais pleurez sur vous et sur vos enfants. Car voici, des jours viendront où l'on dira : Heureuses les stériles, heureuses les entrailles qui n'ont point enfanté, et les mamelles qui n'ont point allaité ! Alors ils se mettront à dire aux montagnes : Tombez sur nous ! Et aux collines : Couvrez-nous ! Car, si l'on fait ces choses au bois vert, qu'arrivera-t-il au bois sec ?


On conduisait en même temps deux malfaiteurs, qui devaient être mis à mort avec Jésus. Lorsqu'ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les deux malfaiteurs, l'un à droite, l'autre à gauche.


Sur cette Place S.-Lambert, nous commémorons le massacre qui a eu lieu le 15 décembre 2011 et a fait quatre victimes innocentes. Depuis lors la violence aveugle a frappé aussi à Paris le 7 janvier 2015 et le 13 novembre 2015, à Verviers le 14 janvier 2015, et à Bruxelles ce 22 mars 2016. Mais aussi à Istanbul en Turquie, à Grand Bassan en Côte d’Ivoire, à Ougadougou, au Burkina Faso. A beaucoup d’endroits dans notre monde d’innombrables innocents sont frappés par la violence, spécialement au Moyen Orient, en Syrie et en Irak. Mais aussi en Afrique : au Yemen, en Lybie, en Somalie, au Nigeria. L’aveuglement de la violence humaine conduit à la mort ; de même Jésus a été conduit au Golgotha par violence pour y être crucifié. Au Moyen Orient les chrétiens sont particulièrement victimes de cette violence et sont visés par des fanatiques. Cette atrocité des guerres fait perdre la confiance en la paix. Mais il est un espoir, malgré les conflits. Des personnes restent pures et sont artisans de paix. Pensons à ce Simon de Cyrène qui aide Jésus à porter sa croix. Sur cette Place S. Lambert, de nombreux jeunes sont venus inscrire à al craie leur esparance. De même, à notre tour, soyons des témoins de paix et des artisans de réconciliation dans notre monde marqué par les guerres. Ne cédons pas aux discours simplificateurs qui accusent à tort et à travers ; mais portons dans la confiance ceux qui travaillent à la paix.


Dans cet esprit de réconciliation, prions le Seigneur.


Seigneur Jésus, nous te prions pour notre monde, sujet à beaucoup de violence et de guerres. Partout s’ouvrent de nouveaux Golgotha. Nous te prions spécialement pour les victimes de ces conflits, et particulièrement pour nos frères les chrétiens d’Orient. Nous te prions pour les victimes innocentes quelle que soit leur religion. Nous te prions pour les fanatiques, afin qu’ils découvrent les valeurs de l’humanité. Nous te prions pour chacun d’entre nous. Fais de nous des acteurs d’amour, comme Simon de Cyrène. De son geste d’aide momentanée et commandée, est née une espérance pour le futur. Fais de nous des artisans de paix, à travers la fragilité de nos vies, toi qui vis et règnes pour les siècles des siècles.


4. Opéra (Luc 23, 34-46) : Espérer face à la mort


  


Jésus dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. Ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort. Le peuple se tenait là, et regardait. Les magistrats se moquaient de Jésus, disant : Il a sauvé les autres; qu'il se sauve lui-même, s'il est le Christ, l'élu de Dieu ! Les soldats aussi se moquaient de lui; s'approchant et lui présentant du vinaigre, ils disaient : Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! Il y avait au-dessus de lui cette inscription : Celui-ci est le roi des Juifs. 


L'un des malfaiteurs crucifiés l'injuriait, disant : N'es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous ! Mais l'autre le reprenait, et disait : Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation ? Pour nous, c'est justice, car nous recevons ce qu'ont mérité nos crimes; mais celui-ci n'a rien fait de mal. Et il dit à Jésus : Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne. Jésus lui répondit : Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis.


Il était déjà environ la sixième heure, et il y eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu'à la neuvième heure. Le soleil s'obscurcit, et le voile du temple se déchira par le milieu. Jésus s'écria d'une voix forte : Père, je remets mon esprit entre tes mains. Et, en disant ces paroles, il expira.


Devant ce théâtre où beaucoup de spectacles mettent en scène le drame de la vie humaine, nous entendons comment Jésus meurt sur le Calvaire, après avoir été injurié sans pitié par les passants. Comme l’être humain peut être abject et insensible ! Comme son esprit peut être perverti ! Nous contemplons ici les souffrances atroces de Jésus sur la croix. Nous voudrions évoquer en parallèle les souffrances des malades dans les hôpitaux ou dans leur maison. Combien doivent trainer une maladie pénible, longue, parfois incurable. Combien désespèrent et se sentent isolés, comme Jésus sur la Croix. Portons-les dans la prière et soyons prêts à faire un pas pour visiter ceux qui sont immobilisés par la maladie. Nous pensons aussi à toutes les souffrances psychiques que l’être humain peut endurer : les souffrances affectives liées aux séparations ; les souffrances liées à la dépression ; les souffrances entrainées par les situations de mépris et d’oppression ; les souffrances vécues par les femmes violées, spécialement au cœur des guerres, par les enfants victimes de sévices et d’abus ; par les blessés de la vie, qui parfois deviennent blessants pour les autres ; par les victimes des attentats de Bruxelles et tous leurs proches; par les réfugiés qui attendent aux portes de l'Europe ou dans des centres d'asile. Nous découvrons enfin l’abîme de la mort, spécialement la mort injuste de Jésus. Et nous pensons à tous ceux qui sont proches de la mort. Au cœur de ces souffrances et face à cette mort implacable, Jésus a des paroles d’espérance. Au bandit qui se repentait, il dit : « Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis ». Et tous les assistants purent entendre la dernière parole de Jésus : « Père, je remets mon esprit entre tes mains ». Jésus rend au Père cet Esprit qui a reposé sur lui, spécialement depuis son baptême dans le Jourdain. Et Jésus nous enverra son Esprit à la Pentecôte.


Dans cet esprit d’espérance, prions le Seigneur


Seigneur, regarde notre misère et nos peines, regarde nos souffrances physiques et psychiques. Nous te prions pour tous ceux qui en sont accablés. Regarde ceux qui en souffrent, guéris-les, console-les, soulage-les. Suscite des amitiés et des démarches de guérison auprès des malades. Délivre-nous de la mort éternelle et accompagne chacun de ceux qui doivent faire bientôt le grand passage. Nous te prions pour chacun d’entre nous. Que nous soyons remplis de ton esprit de guérison, de consolation et d’amour. Fais de nous un peuple nouveau qui va naître au pied de la croix dans l’espérance.


5. Vierge Delcourt (Luc 23, 47-56) : Jeter un regard de compassion


 


Le centurion, voyant ce qui était arrivé, glorifia Dieu, et dit : Certainement, cet homme était juste. Et tous ceux qui assistaient en foule à ce spectacle, après avoir vu ce qui était arrivé, s'en retournèrent, se frappant la poitrine. Tous ceux de la connaissance de Jésus, et les femmes qui l'avaient accompagné depuis la Galilée, se tenaient dans l'éloignement et regardaient ce qui se passait.


Il y avait un conseiller, nommé Joseph, homme bon et juste, qui n'avait point participé à la décision et aux actes des autres; il était d'Arimathée, ville des Juifs, et il attendait le royaume de Dieu. Cet homme se rendit vers Pilate, et demanda le corps de Jésus. Il le descendit de la croix, l'enveloppa d'un linceul, et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne n'avait encore été mis. C'était le jour de la préparation, et le sabbat allait commencer.


Les femmes qui étaient venues de la Galilée avec Jésus accompagnèrent Joseph, virent le sépulcre et la manière dont le corps de Jésus y fut déposé, et, s'en étant retournées, elles préparèrent des aromates et des parfums. Puis elles se reposèrent le jour du sabbat, selon la loi.


À l’endroit de la fontaine de la Vierge de Delcour, nous nous trouvons proches de Marie et des femmes qui sont au pied de la croix. Elles avaient suivi Jésus sur ce chemin de souffrance, comme nous aujourd’hui. Elles avaient aussi suivi Jésus depuis la Galilée, durant sa vie publique. Nous aussi suivons Jésus dans notre vie quotidienne. Elles ont de l’audace et de l’affection. C’est aussi le cas d’un homme, Joseph d’Arimathie, membre du Conseil, qui attendait le règne de Dieu, venu à travers Jésus. Il eut l’audace d’aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus. Toutes ces personnes sont audacieuses et fidèles. Elles n’ont pas voulu baisser les bras, elles n’ont pas abandonné la partie. Elles ensevelissent le corps de Jésus et le posent dans un tombeau. Elles regardent de loin ce qui se passe. Nous aussi nous voulons regarder ce qui se passe autour de nous, ouvrir les yeux sur les souffrances de nos contemporains et même sur les sentiments des violents. Le regard va déboucher sur la vision. Celles qui ont accompagné Jésus jusqu’au bout seront les premières qui le verront remis debout, c’est-à-dire ressuscité. Le regard est le prélude à la foi. En regardant, on ouvre son cœur à l’inattendu et à la grâce. Ces femmes et ces hommes nous sont connus par leur nom. Ce sont les premiers chrétiens, les premiers à croire en Jésus ressuscité et vivant. Ils incarnent la compassion, c’est-à-dire le « souffrir avec ». Ils incarnent la sympathie, ce qui veut dire aussi « souffrir avec » ; ils incarnent la miséricorde, c’est-à-dire le grand cœur, cette vertu dont le pape François ne cesse de dire la valeur, au point qu’il nous a engagés dans une année sainte de la miséricorde.


Dans cette confiance, prions le Seigneur.


Seigneur Jésus, aux derniers moments de ta vie, tu as été entouré de tes plus fidèles disciples, surtout des femmes, comme Marie. Si les uns avaient fui, les autres sont restés. Un jour tous se retrouveront dans la miséricorde et le pardon. Les saintes femmes à la croix nous ont laissé le témoignage de la compassion et de la sympathie. Face à la mort et face à la souffrance, le dernier mot n’a pas été dit. Le tombeau ne sera pas la fin de tout. Le regard des femmes nous ouvre les portes d’un au-delà de la mort. Aide chacun d’entre nous à porter sur le monde ce regard d’amour, de miséricorde et de compassion, afin que nous soyons tous témoins de ta résurrection, toi qui vis et règnes pour les siècles des siècles.



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