2002 janvier - Décret épiscopal sur la célébration de la confirmation

Préambule

Le sacrement de confirmation s'intègre dans le parcours d'initiation chrétienne des disciples de Jésus-Christ, avec le baptême et l'eucharistie. Il est donc intrinsèquement lié à ces deux sacrements et, avec eux, il contribue à l'édification de l'Église. Dans le cas des chrétiens baptisés au moment de leur naissance, la confirmation vient sceller la grâce et l'engagement ecclésial du baptême par les éléments qui lui sont propres: profession de foi, imposition des mains et chrismation. L'évêque en est le ministre originaire parce que c'est à lui qu'il appartient de confirmer les baptisés dans leur foi et de les intégrer pleinement dans la vie et le témoignage de l'Église. Toutes les célébrations de la confirmation doivent donc revêtir un caractère ecclésial, par lequel le don renouvelé de l'Esprit Saint recevra sa signification la plus profonde.

  1. En principe c'est à Mgr l'Évêque, comme ministre originaire du sacrement, qu'il revient de le célébrer. C'est en cas d'impossibilité de sa part que celui-ci délègue la faculté de confirmer à un autre prêtre. S'il doit déléguer, il tiendra compte, dans la mesure du possible, des desiderata exprimés par les curés et les catéchistes. La coordination des confirmations est confiée à Mme Sandrine GEORGES-LECLERCQ.

  2. Les prêtres ayant reçu la faculté de confirmer sont, outre le Vicaire général et les vicaires épiscopaux,

    Messieurs les Chanoines: Roger DUTILLEUL, Karl GATZWEILER

    Messieurs les délégués épiscopaux: Ghislain PINCKERS, Lambert WERS, Bemard GILLES

    Et Messieurs les doyens: Jacques BOEVER, Jean JENCHENNE, André VERVIER

    Et Monsieur l'abbé Olivier WINDELS

  3. Selon les besoins, d'autres prêtres recevront ad actum la faculté de confirmer. Les personnes ayant reçu une délégation habituelle ou ad actum ne confirmeront pas dans leur propre paroisse.

  4. Les demandes seront impérativement adressées à l'Évêché par l'intermédiaire de Messieurs les doyens. Il importe de regrouper les demandes de confirmation de paroisses d'un même secteur ou unité pastorale surtout quand le nombre de confirmands est inférieur à 20. Dans cette hypothèse, les catéchistes des paroisses concernées se concerteront sur la date de déroulement et autres circonstances de la célébration.

  5. Mgr l'Évêque souhaite célébrer quelques fois par an le sacrement de confirmation dans sa cathédrale. Messieurs les curés sont invités à prendre en compte ce souhait et à examiner son application judicieuse pour leurs confirmands.

  6. On comprendra que les temps de l'Avent et du Carême ne sont pas appropriés à la célébration de la confirmation et que celui de Pâques en est, par contre, le temps par excellence, du moins quand cela est possible. En principe, la confirmation aura lieu lors des messes habituellement prévues dans l'horaire des offices du dimanche ou de la solennité.

  7. La liturgie de la Parole, qui accompagne les confirmations, peut être très souvent et avec fruit, celle du dimanche ou de la fête où a lieu la célébration. Il y aurait intérêt à y être attentif et à éviter une inflation du récit de la Pentecôte.

  8. Les célébrations auront tout avantage à être conformes au rituel de la confirmation, qui offre de nombreuses possibilités de mise en oeuvre. Si des communautés souhaitent en particulariser l'un ou l'autre élément, elles veilleront à vérifier l'accord de l'Évêque ou de son délégué. De toute manière, il serait bien qu'un exemplaire de la célébration prévue (lectures, chants, interventions du confirmateur, profession de foi, etc.) soit envoyé suffisamment à temps à l'Évêché. Rappelons que le rituel prévoit une rencontre préalable entre les confirmands, leurs catéchistes et le ministre du sacrement.

  9. Lors du baptême d'un adulte, il est prévu que le prêtre qui baptise confère aussi la confirmation. Néanmoins, il est bon de rappeler que les sacrements de l'initiation chrétienne des "adultes" relèvent de l'Évêque et que il est dès lors normal de lui demander s'il ne souhaite pas les célébrer lui-même dans un tel cas. Quant au baptême d'enfants en âge de scolarité, il est préférable de différer la célébration de la confirmation pour permettre à ces enfants de vivre la préparation et la célébration de ce sacrement avec les jeunes de leur âge.

  10. Les présentes dispositions entreront en vigueur au 1er janvier 2002.

Promulgué à Liège, le 3 novembre 2001

En la fête de la Saint Hubert

+ Aloys JOUSTEN
Évêque de Liège

Alphonse BORRAS
Vicaire Général