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Colloque Religioptimist des cultes reconnus de Belgique

En cliquant sur ce texte, vous pouvez consulter un article revenant sur le colloque Religioptimist qui s'est tenu ce mercredi 4 octobre au Sénat belge à Bruxelles ainsi qu'un lien vers l'article sur le site de Cathobel à ce même sujet.

 


Religioptimiste au Sénat


 


Bruxelles, il est 9h30. On fait la file, à l’entrée des visiteurs du Sénat, en ce mardi 4 octobre. Rien d’exceptionnel pour cette institution qui ouvre souvent ses portes pour des conférences et colloques organisés par la société civile. Pourtant, il règne une joyeuse atmosphère d’optimisme religieux, inhabituelle en ce lieu. 


Evêques catholiques et orthodoxes, pasteurs protestants et anglicans, Rabbins et imams, mais aussi de nombreux jeunes, des représentants d’associations chrétiennes, musulmanes, juives, bouddhistes se pressent à la porte pour participer au colloque « Religioptimiste. La contribution sociale des cultes reconnus à notre société ».


L’hémicycle du Sénat est comble pour ce colloque organisé par les Chefs des cultes reconnus qui veulent souligner que « les cultes et les Eglises se révèlent des moteurs qui invitent à l’ouverture et à la construction d’une société digne de l’humain ».  Et ils sont tous présents pour l’occasion : le Cardinal Jozef De Kesel, Philippe Markiewicz (Président du Consistoire juif), Salah Echallaoui (président de l’Exécutif des Musulmans), Mgr Athenagoras Peckstadt (orthodoxe), le pasteur Steven Fuite (EPUB), Geert Lorrein (Eglise protestante évangélique) et le révérend Jack McDonald (anglican).


Le Ministre de la Justice, Koen Geens, en  charge des cultes, a apporté son soutien actif à l’organisation du colloque. C’est d’ailleurs lui qui introduisit et conclut les débats en soulignant le rôle des églises et le sens de l'engagement social.


Le programme de la journée était chargé. Pourtant, personne ne s’en plaignit car les interventions qui se succédèrent étaient intéressantes, positives et constructives dans une société où la polarisation et le négativisme sont trop présents.


Il avait été fait appel au monde académique pour introduire les travaux : Hervé Hasquin (Ancien recteur de l’ULB), Rik Torfs (ancien recteur de la KULeuven) et le Professeur Dominique Lambert de l’Université de Namur. Ensuite, se succédèrent des représentants des cultes reconnus, au nombre de six : protestant, anglican, orthodoxe, israélite, islamique et catholique.


Fait remarquable, une majorité de femmes prirent la parole. Les responsables des cultes s’étaient-ils passés le mot ? En tout cas, il s’agissait d’une belle surprise.


Un enthousiasme et une foi ancrée en profondeur émanaient de ces interventions, souvent, de la part de jeunes adultes. Mais, le meilleur allait encore venir. Lorsque la salle put prendre la parole, priorité était donnée aux jeunes. Et sans attendre, les interventions-témoignages de jeunes de chaque confession fusèrent. Toutes reflétaient leur optimisme dans la foi et dans leur manière de vivre leur religion dans leur vie et dans la société.


Un vent de fraîcheur envahit tout à coup cette institution respectable qu’est le Sénat. Une intervenante allant même jusqu’à dire que la diversité présente à cette occasion au Parlement belge représentait ce que le Sénat devrait être à l’avenir. La présidente du Sénat, Christine Defraigne, revenue dans l’hémicycle après avoir accueilli les participants en début de journée, en sourit. La jeunesse a assurément « secoué » les représentants du monde politique qui sont passés assister aux débats au cours de la journée.


Manifestement, il s’est passé quelque chose lors de cette journée. Un indice parmi d’autres ? La présence d’une grande majorité des participants jusqu’en fin de journée, alors que souvent, les bancs se vident dès que les allocutions officielles sont terminées.


Tous les participants quittèrent le Palais de la Nation avec un sentiment partagé de religioptimiste car, comme le disaient les organisateurs dans la note introductive du colloque, citant Winston Churchill, « un optimiste voit une opportunité dans chaque difficulté ».


François Delooz, Président.


Commission diocésaine du Dialogue interreligieux.


 


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