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Tous les éditos > Légion des Petites Âmes - 100 ans de Marguerite (21/06/2014)


Messe pour le centenaire de Marguerite
Légion des Petites âmes
Homélie par Jean-Pierre Delville
évêque de Liège


Chers Frères et Sœurs,
Chères Petites Âmes,


Nous fêtons aujourd’hui le 100e anniversaire de la naissance de Marguerite. Cent ans cela se fête ! Cela signifie en particulier que Marguerite n’est pas oubliée, qu’elle est bien présente dans nos mémoires et dans nos cœurs. C’est que Marguerite n’a pas voulu garder pour elle toute seule ce qu’elle a vécu. Les visions qu’elle a eues, elle les a partagées. Et grâce à ce partage, le mouvement des petites âmes a été fondé. Marguerite nous a montré l’importance de la prière dans la vie, en particulier l’importance de la prière personnelle, de l’oraison. Dans le monde actuel, où chacun est pris par la course aux activités, ce n’est pas facile de réserver des moments pour la prière. Mais c’est cependant ce que nous voulons faire, comme Petites âmes. « Petites âmes » : on est petit dans le monde, parce qu’on n’est pas des gens qui ont beaucoup de pouvoir, beaucoup de richesses, beaucoup d’influence. Mais on est grand grâce à la prière. Car la prière nous rapproche de Dieu et de nos frères et sœurs. Elle nous rend féconds, productifs. Comme dit Jésus : « des fleuves d’eau vive jailliront de son cœur ». Nous qui avons un cœur parfois étriqué, égoïste, nous découvrons par la prière que nous sommes transformés. Grâce aux Petites âmes, beaucoup de personnes se sont converties. Elles ont trouvé le chemin de la foi. Elles ont entendu la parole de Jésus : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive ». Il faut en effet commencer par reconnaître sa soif, sa pauvreté, ses limites, pour découvrir Jésus et désirer le rencontrer. Une fois que nous l’avons rencontré, nous sommes désaltérés, nous sommes rendus plus forts et plus rayonnants. Marguerite a ressenti en elle même cette soif de Dieu. Elle a reçu une  réponse à cette attente. Elle a eu des visions et des dialogues avec Jésus. Elle en reçu une force spirituelle communicative. Qu’en est-il de nous aujourd’hui ? Comment être à notre tour des « fleuves d’eau vive » pour les autres ? Pour cela il faut prier pour les autres, se rapprocher d’eux et vouloir leur bonheur. Comme dit le Message de Marguerite : il faut sauver les âmes, proches ou lointaines. Il faut collaborer à la volonté du Seigneur Jésus qui est que tous les hommes soient sauvés. On ne doit donc pas seulement penser à son salut personnel, mais à celui des autres aussi. Sinon on devient égoïste : on ne pense qu’à soi. Vouloir le salut des autres, cela commence avec la fraternité. Dans le Mouvement des Petites âmes, on doit vivre l’amitié mutuelle et la fraternité. Cela paraît évident, mais cela n’est pas si simple ! C’est parfois plus facile d’aimer ceux qui sont loin et qu’on ne voit jamais que d’aimer ceux qui sont proches et qu’on voit tous les jours ! Il faut donc vivre la fraternité pour pouvoir rayonner l’amour autour de nous et devenir des témoins. Le pape François souligne dans Evangelii gaudium que nous formons tous un peuple et que nous devons nous sauver ensemble, grâce à al solidarité. Cet amour mutuel commence donc autour de nous ; il déborde ensuite loin de nous ; nous sommes ici des légionnaires de nombreuses nations, et de langues ou cultures différentes. C’est une richesse formidable de la Légion des Petites âmes. Nous apprenons ainsi à dépasser nos a priori contre les étrangers et les gens d’autres races et à aimer au delà des frontières. Cette fécondité a été vécue par la Vierge Marie : dans la prière elle a reçu le message de l’ange ; et grâce à l’Esprit saint elle devenue féconde : elle a donné naissance à Jésus, mais en outre elle l’a accompagné jusqu’au pied de la Croix et elle se tenait avec les apôtres à la Pentecôte pour recevoir l’Esprit saint et témoigner jusqu’aux extrémités de la terre.


Chers Frères et Sœurs, chères petites âmes, soyez donc des témoins de la foi ! Recevez dans la prière l’eau vive de la foi, que le Seigneur nous donne. Et ainsi des fleuves d’eau vive jailliront de notre cœur et contribueront à sauver l’âme de nos frères et sœurs, proches ou lointains. Amen !


+ Jean-Pierre Delville,
Evêque de Liège



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