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Tous les éditos > Homélie du 11e dimanche ordinaire C du 12 juin 2016 - 250 ans église Merdorp (15/06/2016)


Homélie du 11e dim. Ordinaire C


du 12 juin 2016


250 ans église Merdorp


(2 Sam 12,7-13 ; Galates 2,16-21 ; Lc 7,36-50)


 


Chers Frères et Sœurs,


 


« Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi », écrit saint Paul.


« Ce que je vis aujourd’hui dans la chair, je le vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi » (Ga 2, 20-21).


 


Saint Paul nous dit que par la foi, il n’est plus tout seul : le Christ vit en lui.


Le Christ l’a aimé et s’est livré pour lui.


 


Donc l’être humain, comme saint Paul, est porteur du Christ. Il y a plus en lui que ce qu’on voit.


 


C’est ce que nous fêtons aujourd’hui ! C’est une fête de la foi !


Nous sommes dans cette église qui depuis 250 ans accueille les chrétiens pour la prière. Dans cette église se produit la communion au Christ. Dans cette église, nous découvrons, que nous ne sommes pas seuls dans la vie, que notre vie est remplie par le Christ, qui nous donne son amour et remplit notre vie d’amour.


Depuis 250 ans cette communauté est fidèle et son temple le prouve.


 


Elle est dédiée à saint Remy, évêque de Reims au 5e siècle. C’est lui qui a baptisé Clovis, roi des Francs, en 496. Ainsi les Francs se sont convertis à la foi catholique. Grâce à cela nous sommes ici comme chrétiens. Car nous sommes descendants des Francs.


 


Une autre qui nous a transmis la foi, c’est Marie-Madeleine. Cette femme dont parle l’évangile d’aujourd’hui est identifiée à Marie-Madeleine (Lc 7,36-50) celle qui a été la première témoin de la résurrection de Jésus. Elle est passée du péché à la foi ; elle a vécu une conversion intérieure en rencontrant Jésus. Elle a compris que Jésus lui donnait une nouvelle chance dans sa vie.


 


Jésus dit à son sujet : ‘ses péchés sont pardonnés, parce qu’elle a beaucoup aimé’.


Il annonce à la femme : ‘tes péchés sont pardonnés ; ta foi t’a sauvée, va en paix’.


Le pape François a été frappé par Marie-Madeleine et il a décidé cette semaine que la mémoire liturgique, de Marie-Madeleine, célébrée le 22 juillet, serait élevée au rang de fête. Car le pape veut valoriser cette femme qui est la première porteuse de la bonne nouvelle de la résurrection de Jésus. Il veut ainsi valoriser l’image de la femme dans l’Église.


 


À propos d’image, nous sommes ici avec la communauté de Merdorp pour bénir le nouveau vitrail. Cette bénédiction signifie notre souci pour l’église du village, pour le témoignage de la foi, pour l’image évangélique que le vitrail nous propose. Grâce à l’image, on peut interpréter la scène de l’évangile, la redire avec nos mots, l’expliquer, en transmettre le sens. Les chrétiens ont refusé d’être iconoclastes, c’est-à-dire de de casser les images. Parce que pour eux, le Christ est image du Père et chaque être humain est l’image de Dieu. Le vitrail représente l’Esprit-Saint sous forme d’une colombe. C’est lui qui nous transmet l’Esprit de Dieu, l’Esprit du Christ, qui animait le cœur des saints comme Paul, Marie-Madeleine, Remy et les autres.


 


Nous sommes invités à manifester le même amour que Marie-Madeleine envers Jésus.


 


Tout amour vient de Dieu. Jésus a su allumer l’étincelle d’amour en cette femme.


Jésus voit le cœur, au plus profond des cœurs ; il veut toucher notre cœur.


 


Que nos cœurs restent brûlés de l’amour du Christ pour toute notre vie, comme Paul, comme Remy, comme Marie-Madeleine ! Amen ! Alléluia !


 


+ Mgr Jean-Pierre Delville


 Votre évêque



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