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Nouveaux projets au Carmel de Cornillon

Un grand changement s'opère actuellement au sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon. Des Clarisses succéderont bientôt aux Carmélites et un béguinage contemporain y sera développé.

Au revoir les Carmélites – bienvenue les Clarisses !


 


Au revoir les Carmélites – bienvenue les Clarisses !


Le sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon est le lieu où Julienne, grande figure féminine liégeoise médiévale et instigatrice de la célébration de la Fête-Dieu, fut directrice du grand hôpital de la cité ardente au Moyen-Âge. La léproserie de Cornillon est attestée dès 1176. Il abrite actuellement le carmel de Liège. Mais après 157 années de présence active et contemplative dans ce haut-lieu spirituel, les Carmélites de Cornillon vont céder leur monastère aux Clarisses, une autre famille de religieuses contemplatives fondée par sainte Claire d’Assise.


Après avoir réfléchi longuement, les Carmélites ont compris qu’elles n’étaient plus dans les conditions normales pour poursuivre leur vie contemplative : trop de différences d’âges et de soucis de santé, combinés à un manque de vocations. Elles vont rejoindre d’autres carmels ou des maisons de repos.


Des sœurs venues d’Afrique


Ce sont les Clarisses du monastère de « Hannut-Bujumbura », déjà présentes et très appréciées dans le diocèse de Liège, qui leur succéderont. Les similitudes entre sainte Julienne et sainte Claire sont nombreuses : l’une est née en 1192, l’autre en 1194. Elles sont aussi représentées de manière similaire, chacune tenant en main un ostensoir avec l’eucharistie. En effet, pour elles, la communion au corps du Christ était au cœur de leur spiritualité. Les Clarisses poursuivront d’ailleurs la fabrication de plus de deux millions d’hosties par an pour le diocèse de Liège et au-delà.


A noter également que la plupart de ces religieuses belgo-burundaises habitent en Belgique depuis les évènements de 1994 et leur couvent de Bujumbura fut cofondé par deux Clarisses liégeoises : mère Marie-Agnès Baré et mère Marie-Françoise Wagelmans.


Lors de l’annonce à la presse de ces changements, le père Patrick Bonte, osc, vicaire épiscopal et commissaire apostolique du Sanctuaire de Cornillon, a tenu à souligner « la longue tradition de prière et d’accueil des pauvres à Cornillon » et à remercier vivement les carmélites pour leur présence au cœur de la ville depuis 1860.


Béguinage contemporain


En outre, le sanctuaire va développer un nouveau béguinage contemporain. Liège va ainsi renouer avec une très ancienne pratique. La Cité ardente est en effet un des berceaux des béguinages, attestés dès 1173 et initiés par le prêtre liégeois Lambert le Bègue, en contrebas de Saint-Martin et près de l’actuel boulevard de la Sauvenière. Ce béguinage nouveau accueillera des laïcs et des familles répartis dans huit unités autonomes de logement. Ils associeront un beau cadre de vie sécurisée tout en participant, modestement et à leur mesure, au renouveau de ce haut-lieu spirituel. Selon Jacques Galloy, chargé du projet de redéveloppement, ce projet immobilier va contribuer à la revitalisation des quartiers d’Amercoeur et de la Chartreuse. Jacques Galloy a aussi précisé que la chapelle médiévale où pria sainte Julienne « restera un grand poumon spirituel au cœur de la ville et un petit vignoble sera replanté sur les coteaux pour illustrer l’attachement du sanctuaire à la célèbre fête du corps (hosties) et du sang (vin) du Christ ».


Un comité est en train de se mettre en place pour réaliser le renouveau de ce haut-lieu de spiritualité et d’hospitalité.


P.G. – R.S. – J.G.


Source : revue diocésaine bimensuelle Eglise de Liège Juillet-Août 2017

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