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Tous les éditos > Une Église envoyée en mission - 20.01.2016 à Eupen (21/01/2016)




Une Église envoyée en mission


Jean-Pierre Delville


Conférence donnée à Eupen le 20 janvier 2016


 


 


Chers Frères et Soeurs,


 


C’est une joie pour moi de me retrouver avec vous ce soir pour approfondir notre engagement de chrétiens. Je vais réfléchir avec vous ce soir avec l’aide du pape François. D’abord, je vais présenter la situation de notre société, à la lumière de son encyclique Laudato sì, sur l’écologie. Ensuite, je vais donner la proposition d’action de notre pape, à la lumière de son exhortation apostolique, Evangelii gaudium, „la joie de l’évangile“, et à la lumière de nos situations locales et de mes propres réflexions.


 


1.                      Les problèmes de la société


 


Premier volet: les problèmes de la société. Je voudrais d’abord souligner avec vous combien le monde a changé durant ces dernières années. Le pape François le montre clairement dans sa dernière encyclique sur l’écologie, Laudato sì (LS). On pollue l’atmosphère, on produit des dérèglements climatiques, la pollution attaque la terre et la mer, elle touche tous les vivants et même les êtres humains.


Prenons l’exemple de l’air : « Le climat est un bien commun de tous et pour tous. Au niveau global, c’est un système complexe en relation avec beaucoup de conditions essentielles pour la vie humaine. Il existe un consensus scientifique très solide qui indique que nous sommes en présence d’un réchauffement préoccupant du système climatique » (LS 23).


Ensuite pensons à l’eau : « L’eau potable et pure représente une question de première importance, parce qu’elle est indispensable pour la vie humaine comme pour soutenir les écosystèmes terrestres et aquatiques » (LS 28).


Puis évoquons la terre: « Les ressources de la terre sont aussi objet de déprédation à cause de la conception de l’économie ainsi que de l’activité commerciale et productive fondées sur l’immédiateté. La disparition de forêts et d’autres végétations implique en même temps la disparition d’espèces qui pourraient être à l’avenir des ressources extrêmement importantes non seulement pour l’alimentation, mais aussi pour la guérison de maladies et pour de multiples services » (LS 32).


Enfin pensons à l’être humain: « Tant l’expérience commune de la vie ordinaire que l’investigation scientifique démontrent que ce sont les pauvres qui souffrent davantage des plus graves effets de toutes les agressions environnementales » (LS 48).


 


2. Les causes des problèmes


 


Le pape avance deux raisons à ce dérèglement de l’univers: la technologie et l’individualisme. La technologie se développe de manière incontrôlée. Elle nous donne un terrible pouvoir; pensez à l’énergie nucléaire: elle peut détruire la Terre. Avec la technologie, on a tendance à croire « que tout accroissement de puissance est en soi ‘progrès’, un degré plus haut de sécurité, d’utilité, de bien-être, de force vitale, de plénitude des valeurs », comme si la réalité, le bien et la vérité surgissaient spontanément du pouvoir technologique et économique lui-même » (LS 105). On pourrait dire que le pape exagère; en effet, grâce à la technologie, nous avons un grand bien-être: nous avons des voitures, des avions, des chauffages performants pour nos maisons, une médecine performante, des hôpitaux bien équipés, etc… Mais je crois que le pape veut dénoncer une société où tout est vu dans une logique technologique, dans une logique mécanique. Quand on a un objet technique qui est en panne, on tente quelque réparation, et puis si cela ne va pas on le jette. Parfois on jette dès que cela ne va plus. Prenez une cafetière Senseo par exemple: le jour où elle ne va plus, on achète directement une nouvelle: cela ne se réparer        pas. Le danger, c’est de considérer l’être humain comme une technologie, comme une mécanique: on répare tant qu’on peut, et puis, si cela ne va plus, on le jette, on le met de côté. Ainsi les personnes âgées sont considérées durement par la société; quand on n’est plus utile, on est mis de côté, on ne compte plus. Et c’est ainsi qu’on en arrive à l’euthanasie: on ne se sent plus utile, on n’est plus techniquement rentable, alors autant être euthanasié. Or pour la foi chrétienne, chaque être et surtout chaque être humain est plus qu’une machine, il est un mystère de vie, il est l’image de quelque chose qui nous dépasse, il est l’image de Dieu. Cela ne peut pas se prouver. Mais cela est un acte de foi: il y a plus dans l’être humain que ce qu’on voit, et plus que ce qu’on peut analyser par la technique. C’est dans cette ligne que le pape dénonce une société basée essentiellemet sur la technologie. Elle oublie Dieu et le mystère de la vie.


 


Une deuxième raison des dérèglements écologiques, dit le pape, c’est l’augmentation de l’individualisme ou l’anthropocentrisme, qui n’est pas maitrisé; c’est une vision de l’homme où chacun pense d’abord à son intérêt personnel. Et c’est une mise en valeur de l’individu, qui minimise la communauté. C’est le culte du pouvoir humain sans limites : „tout ce qui ne sert pas aux intérêts personnels immédiats est privé d’importance. Il y a en cela une logique qui permet de comprendre comment certaines attitudes, qui provoquent en même temps la dégradation de l’environnement et la dégradation sociale, s’alimentent mutuellement“ (LS122). L’être humain cherche donc son pouvoir et ses intérêts personnels, au point d’écraser l’autre.


 


3. Comment répondre aux problèmes? Être en mission!


 


Comment lutter contre cela? C’est le deuxième volet de ma conférence.


Ma réponse de base, c’est que la foi nous donne une grande piste d’actions contre les dérèglements de l’univers.


Contre la technologie, qui voit l’homme comme un robot, nous croyons que l’homme a une dimension spirituelle; il est une image de Dieu qui doit être contemplée, admirée et respectée. Et la dimension spirituelle de l’homme nous pousse à agir dans le monde, à ne pas être indifférent.


Contre l’individualisme et contre l’anthropocentrisme, nous croyons qu’on doit vivre ensemble sur terre et que le chrétien construit des modèles de vie sociale dans la communauté.


Pour vivre cette foi et pour vivre cette communauté, le pape François présente alors une idée nouvelle : l’Eglise doit être en sortie, en mission. C’est le thème de son exhortation apostolique Evangelii gaudium (EG).


« Le bien tend toujours à se communiquer » (EG 9), écrit-il. Il ajoute : « Nous découvrons ainsi une autre loi profonde de la réalité : que la vie s’obtient et se mûrit dans la mesure où elle est livrée pour donner la vie aux autres. C’est cela finalement la mission » (EG 10). « L’action missionnaire est le paradigme [la base, le modèle] de toute tâche de l’Église » (EG 15). « Nous sommes tous appelés à cette nouvelle “sortie” missionnaire (EG 20).


C’est en effet ce que Jésus nous propose. Il envoie ses premiers disciples, ses 70 disciples, en mission. Il ne les garde pas tout le temps près de lui. « Les soixante-dix disciples de Jésus en font l’expérience, eux qui reviennent de la mission pleins de joie (cf. Lc 10, 17). Jésus constate cela : « il exulte de joie dans l’Esprit Saint et loue le Père parce que sa révélation rejoint les pauvres et les plus petits (cf. Lc 10, 21) » (EG 21).


Autre exemple : quand Jésus a suffisamment parlé dans une ville, il dit : « Allons ailleurs, dans les bourgs voisins, afin que j’y prêche aussi, car c’est pour cela que je suis sorti » (Mc 1,38) (EG 21).


Donc, conclut le pape : « La joie de l’Évangile est pour tout le peuple, personne ne peut en être exclu. C’est ainsi que l’ange l’annonce aux pasteurs de Bethléem : ‘Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie qui sera celle de tout le peuple’ » (Lc 2,10) (EG 23). C’était l’évangile que vous avez entendu à Noël.


Donc, ajoute le pape, l’Eglise est « la communauté des disciples missionnaires, qui prennent l’initiative, qui s’impliquent, qui accompagnent, qui fructifient et qui fêtent » (EG 24). Cela signifie un changement, d’après le pape : « J’imagine un choix missionnaire capable de transformer toute chose, afin que les habitudes, les styles, les horaires, le langage et toute structure ecclésiale deviennent un canal adéquat pour l’évangélisation du monde actuel » (EG 27). La paroisse « doit être en contact avec les familles et avec la vie du peuple » (EG 28). Quant à l’évêque, il doit marcher parfois devant son troupeau, parfois au milieu, et parfois derrière, car « le troupeau lui même possède un odorat pour trouver de nouveaux chemins » (EG 31) ! Il faut éviter le refrain « on a toujours fait ainsi » (EG 33). « J’invite chacun à être audacieux et créatif dans ce devoir de repenser les objectifs, les structures, le style et les méthodes évangélisatrices de leurs propres communautés » (EG 33). Ainsi écrit le pape François.


 


4. Les freins de la Mission


 


Soeurs et Frères, avons-nous une foi assez grande et une vie communautaire assez solide pour changer le monde? Parfois on est découragé dans l’Église, parce qu’il y a moins de monde qu’autrefois, moins de participation. Les prêtres sont moins nombreux, parfois ils sont âgés et fatigués. Les laïcs ont déjà beaucoup d’engagements professionnels ou familiaux. On manque de personnes disponibles. Mais le pape François est sévère pour ceux qui se découragent! Dans Evangelii gaudium, il écrit: « la psychologie de la tombe transforme peu à peu les chrétiens en momies de musée » (EG 83). Et il ajoute de manière incisive: « une des plus sérieuses tentations est le sens de l’échec, qui nous transforme en pessimistes mécontents et déçus, au visage assombri » (EG 85). Parfois, on se plaint parce qu’on a trop travaillé et qu’on est fatigué. Le pape répond: « Le problème n’est pas toujours l’excès d’activité, mais ce sont surtout les activités mal vécues, sans les motivations appropriées, sans une spiritualité qui imprègne l’action et la rend désirable » (EG 82). Voilà une constatation qui est livrée à la méditation de chaque acteur pastoral !


 


5. Le contenu de la mission


 


Un premier objectif de la mission, c’est de présenter la foi d’une manière simple. « Une pastorale en terme missionnaire, dit le pape, n’est pas obsédée par la transmission désarticulée d’une multitude de doctrines qu’on essaie d’imposer à force d’insister. Quand on assume un objectif pastoral et un style missionnaire, qui réellement arrivent à tous sans exceptions ni exclusions, l’annonce se concentre sur l’essentiel, sur ce qui est plus beau, plus grand, plus attirant et en même temps plus nécessaire » (EG 35). Mais tout ne vient pas de nous ; nous recevons la grâce de Dieu : « L’élément principal de la loi nouvelle, écrit le pape, c’est la grâce de l’Esprit Saint, grâce qui s’exprime dans la foi agissant par la charité » (EG 37). Cette grâce passe par les sacrements. Or, parfois, nous décourageons les gens par manque d’accueil: le pape nosu dit : « nous nous comportons fréquemment comme des contrôleurs de la grâce et non comme des facilitateurs. Mais l’Église n’est pas une douane, elle est la maison paternelle où il y a de la place pour chacun avec sa vie difficile » (EG 47). Il faut aller ainsi aux « périphéries humaines » (EG 46), selon ce mot qu’affectionne le pape ; il faut savoir que les pauvres sont les destinataires privilégiés de l’évangélisation (EG 48).


Un deuxième objectif, c’est de vivre l’amitié dans nos paroisses et communautés, et de rayonner cette amitié autour de nous. Une « paroichia », en grec, cela signifie une colonie d’étrangers dans une grande ville. C’est donc un groupe minoritaire, qui vit intensément en communauté et qui a un message pour les autres. Souvent on pense la paroisse comme couvrant un territoire avec tous ses habitants. Mais en fait, à l’origine, la paroisse, c’est une minorité de gens de ce territoire, c’est un petit groupe. Le pape précise ainsi le profil de la paroisse : « Elle est communauté de communautés, un sanctuaire où les assoiffés viennent boire pour continuer à marcher, et centre d’un constant envoi missionnaire » (EG 28). Donc la paroisse regroupe différentes petites communautés ; elle offre un havre de paix, un lieu de joie, un lieu qui donne à boire aux assoiffés ; puis elle envoie en mission. Eupen et la DG en général ont une grande capacité associative : c’est un atout très important. Il y a des régions du diocèse de Liège où cela manque beaucoup : chacun reste chez soi et il y a peu d’associations. Ici, grâce aux associations, il y a beaucoup de monde au Rosenmontag ! Mais il y a moins de monde deux jours plus tard au Mercredi des cendres ! Donc la question nous est lancée : comment être attractif et amical dans nos paroisses, pour les célébrations et pour la vie communautaire ?


Le troisième objectif, c’est le bien de la société. Cela comporte de manière prioritaire l’intégration sociale des pauvres : « Les pauvres ont une place de choix dans le cœur de Dieu, au point que lui-même s’est fait pauvre (2 Co 8,9), dit le pape. Tout le chemin de notre rédemption est marqué par les pauvres » (EG 197). « Pour l’Église, l’option pour les pauvres est une catégorie théologique avant d’être culturelle, sociologique, politique ou philosophique » (EG 198). « Chaque chrétien et chaque communauté sont appelés à être instruments de Dieu pour la libération des pauvres, de manière à ce que ceux-ci puissent s’intégrer pleinement dans la société » (EG 187). L’engagement pour les pauvres passe par une réglementation de l’économie: « Si nous voulons vraiment atteindre une saine économie mondiale, il y a besoin, en cette phase historique, d’une façon d’intervenir plus efficace, qui, restant sauve la souveraineté des nations, assure le bien-être économique de tous les pays » (EG 206 ; cf. aussi EG 239). Le Saint Père fait donc appel ici à une gouvernance mondiale pour résoudre le problème de la pauvreté.


Le développement économique débouche aussi sur le service de la paix. « Une paix qui n’est pas le fruit du développement intégral de tous n’aura pas d’avenir et sera toujours semence de nouveaux conflits et de nouvelles formes de violence » (EG 219). Et l’engagement pour la paix débouche sur l’engagement pour l’écologie et la sauvegarde de la création, du climat et de l’humanité. La paix demande aussi le dialogue, en particulier le dialogue avec l’l’Islam, le pape ajoute : « Nous chrétiens, nous devrions accueillir avec affection et respect les immigrés de l’Islam, qui arrivent dans nos pays, de la même manière que nous espérons et demandons d’être accueillis et respectés dans les pays de tradition islamique » (EG 253).


 


6. Notre engagement personnel


 


Je vous invite donc tous à réfléchir à votre engagement de chrétien à partir de cet envoi en mission. Quand on est envoyé en mission, on est fier, on a une responsabilité. Je me rappelle un jour à un camp de jeunes, il y avait une course à faire au village pour acheter quelque chose qui manquait. Les chefs se demandent: à qui allons-nous demander ce service? Et quelqu’un dit: on va demander au jeune Hans, là, le garçon qui est un peu timide. On demande donc à Hans de faire la course au village. Quand on lui a confié cette mission, il a été étonné. Il a dit : c’est à moi que vous demandez cela? On a répondu: Oui, car nous savons que tu es capable! Alors il a pris courage, il a fait la course au village et il est revenu tout fier avec ce qu’on lui avait demandé! Depuis lors, il a perdu sa timidité et est devenu un garçon enthousiaste.


 


Chacun de nous peut être comme le petit Hans. Quand on est envoyé en mission, on découvre en soi de nouvelles potentialités, de nouvelles qualités. Et on est fier de sa mission, on en parle autour de soi et on convainc des autres personnes. On est utile aux autres et on fait grandir l’amitié. Je vous invite à vivre votre vie comme une mission, pas comme un devoir ou une nécessité, mais comme une mission. Chacun doit découvrir quelle est sa mission ; chacun peut construire une mission dans sa vie.


 


Notre Église a besoin d’être en mission. Elle doit témoigner davantage dans notre société. Elle doit toucher des gens qui sont loin d’elle. Une mission, ce n’est pas au-dessus de nos forces. Ce n’est pas une « mission impossible ». Car on peut préciser une mission ; on peut cibler la mission ; on peut préparer une mission ; on peut se former pour cette mission ; on peut travailler ensemble pour une mission ; on peut évaluer une mission ; on peut diffuser une mission et en parler.


 


Je vous invite à réfléchir à cela et à voir ce qu’il faut faire pour être davantage une Église en mission. Il faut voir si cette invitation du pape François vous intéresse. Il faut voir ce que chacun peut trouver comme place dans cette mission.


 


7. Un outil pour se préparer à la mission : l’année de la miséricorde


 


Pour cela le pape nous offre cette année-ci un instrument de choix : l’année jubilaire de la miséricorde. Il nous invite à découvrir Dieu comme miséricordieux ; et à être des acteurs de miséricorde. Pour cela, le pape nous invite à passer par une porte sainte. Par exemple, pour la région d’Eupen, au sanctuaire de Moresnet.


 


Une porte est faite pour entrer et pour sortir. Commençons par entrer ! Rencontrons Dieu qui nous attend dans ce lieu. Découvrons sa miséricorde envers nous. « Il se sent responsable, c’est-à-dire qu’il veut notre bien et il veut nous voir heureux, remplis de joie et de paix », nous dit le pape François (Misericordiae Vultus, 9). C’est une source de joie en effet de se savoir aimé par quelqu’un. C’est une source de joie pour nous de nous savoir aimés par Dieu lui-même, dans nos souffrances, dans notre besoin d’affection et même dans nos fautes. Présentons-lui notre faiblesse, demandons-lui son pardon, recevons son amour en communiant au corps de son fils Jésus, pour qu’il nous réconcilie avec lui, avec les autres et avec nous-mêmes. Nous vivrons ainsi l’indulgence du jubilé, la libération de nos fautes et de leurs conséquences, nous aurons la conscience purifiée qui nous ouvre la voie de la vie éternelle.


Et ensuite, sortons par la porte et parcourons le monde. « Soyez miséricordieux comme le Père est miséricordieux » (Lc 6,36), nous dit Jésus et nous rappelle le pape François. Pour celui-ci, la miséricorde est une clé du renouvellement du monde, car elle nous pousse à aimer au-delà des conventions et des habitudes. C’est aimer quelqu’un même s’il est dans une situation irrégulière ou mal vue, dans une situation de douleur ou de faiblesse. Cela demande une audace. Cet amour invite au pardon et à la réconciliation. C’est pourquoi dans l’année du jubilé, d’après la Bible, il faut remettre les dettes et libérer les esclaves. C’est un programme qui est toujours d’actualité. Il y a des gens qui sont prisonniers de leurs dettes ou de leurs faiblesses. Il y a dans le monde des milliers de personnes qui sont esclaves, c’est-à-dire victimes : esclaves de l’injustice, victimes de la guerre, victimes des changements climatiques, victimes de violences sexuelles, victimes de mépris racistes, victimes de la drogue, victimes de la richesse, victimes de la recherche du plaisir immédiat, victimes de l’ignorance, victimes de l’absence de spiritualité. Le Seigneur nous invite à aimer jusqu’à agir pour libérer l’esclave et pour remettre les dettes qu’on nous doit. Ce sont des œuvres de miséricorde, des engagements concrets que nous sommes invités à prendre pour rendre le monde meilleur et ouvrir la porte à l’action de Dieu dans notre monde. En agissant dans le sens de la miséricorde, nous ouvrons à Dieu la porte sainte du monde, la porte sainte de tous les cœurs humains.


Soyez donc des pèlerins du jubilé de la miséricorde. Vous avez un an pour faire la démarche ; différents rendez-vous spirituels vous seront proposés ; n’attendez pas le dernier moment pour y participer !


 


Bonne mission à tous !


 


Mgr Jean-Pierre Delville


Votre évêque



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