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125 ans Ecole de Stembert


11 février 2017


Homélie de Jean-Pierre Delville


Évêque de Liège


 


Chers Frères et Sœurs,


C’est un grand moment de joie pour nous tous aujourd’hui, car nous fêtons les 125 ans de l’école S.-Nicolas de Stembert ! 125 ans, c’est le signe d’une fidélité, d’une persévérance, d’une qualité dans l’institution que nous fêtons. Fêter les 125 ans, c’est le signe de l’utilité de l’école et  le signe de l’avenir qu’elle prépare dans l’espérance.


Vous avez choisi comme lectures un passage du prophète Sophonie qui insiste sur le respect de la justice pour tous (So 2,3-13), puis un extrait de la lettre de saint Paul aux Corinthiens, avec la phrase célèbre « L’amour ne passera jamais » (1 Cor 13, 1-8), et le passage de l’évangile de saint Matthieu qui montre l’accueil que Jésus réservait aux enfants (Mt 19, 13-15).


D’après ce passage, nous découvrons que l’enfant ouvre le cœur des adultes : Jésus apprend à ses disciples à être sensibles aux enfants. Il sa fâche contre ceux qui sont insensibles.  Donc s’il est vrai que l’adulte éduque l’enfant, on peut dire aussi que l’enfant éduque l’adulte, car il oblige l’adulte à ouvrir son cœur, à prendre en mains ses responsabilités envers l’enfant, à s’organiser, à devenir un exemple pour son enfant.


On le voit d’ailleurs dans les familles : avec le premier enfant, les parents sont un peu tâtonnant, se demandent à chaque occasion comment faire avec leur enfant. Puis si on a un deuxième ou un troisième enfant, on sait comment s’orienter. Les enfants éduquent les parents, de même que les parents éduquent leur enfant.


Ici dans l’école, nous vivons aussi cette réciprocité : les enseignants et tout personnel éduque les enfants ; et les enfants apportent beaucoup aux enseignants et au personnel de l’école. Cela se voit au dynamisme de l’école. Ici on est dans la joie de fêter les 125 ans de l’école, parce que nous nous rendons compte que cette école compte pour beaucoup dans notre vie et dans celle des enfants.


C’est pourquoi vous avez choisi ce passage d’évangile où l’on voit que Jésus accueille les enfants. À l’époque de Jésus, souvent on ne considérait pas l’enfant avec beaucoup de bienveillance. Mais Jésus, lui, considère que les enfants ont une grande valeur. C’est pourquoi Jésus encourage les parents et bénit les enfants. Avec le christianisme, les écoles vont se développer de plus en plus. Déjà Jésus était comme un chef d’école : il avait douze disciples, c’est-à-dire douze élèves. Jésus considère que chaque être humain, même un adulte, a besoin d’être éduqué. Après lui, les chrétiens vont continuer à créer des écoles.


Ici l’école a commencé en 1892, parce que la banlieue de Verviers s’agrandissait, Stembert avait besoin d’une école. Des parents se sont unis, la paroisse s’est engagée, tous ont payé de leur poche et donné de leur temps pour lancer cette école, avec les Srs de la Providence. Aujourd’hui les Sœurs de la Providence développent des écoles dans le monde, au Brésil et en Afrique. Cela veut dire que notre école se situe dans un réseau international, de solidarité avec le pays plus pauvres.


Dans cette école, on respecte l’esprit évangélique que les sœurs ont inculqué à l’école et on l’adapte à la réalité quotidienne, dans le respect des personnes et de leurs convictions et leur religion. Mais comme dans tout l’enseignement libre catholique en Belgique, on développe le sens de l’amour mutuel : comme dit saint Paul : « l’amour ne passera jamais ». On donne de son temps, de son énergie, de sa créativité, de sa compétence pour l’école et les enfants.


Donc aujourd’hui soyons dans l’action de grâce, dans la reconnaissance pour tout ce qui se fait et pour tout l’amour qui est développé dans cette école. Et prions pour l’avenir de nos enfants, pour les parents, pour les enseignants, pour le personnel, pour le PO, pour la paroisse, pour le quartier, pour la commune et pour toute la ville. Car l’école est au cœur de la réalité sociale et celle-ci a besoin de toutes nos prières et de toutes nos énergies positives pour que chacun vive dans la paix, dans la justice et dans le bonheur.


 


Mgr Jean-Pierre Delville, 


Votre évêque.



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